• Ateliers (1)

    Les ateliers

     D’où ça vient ?

    La pédagogie  par ateliers est sous tendue par l’organisation coopérative de la classe, la notion de projets liés aux méthodes actives des années 40  et aux mouvements de jeunesse d’après guerre : Freinet, OCCE, ICEM …

    Dans les années 70, les notions de participation, équipe, groupe, coopération, autogestion témoignent de l’évolution  des valeurs sociales : elles correspondent à un idéal de société.

    Ces valeurs veulent préparer l’individu à une nouvelle réalité sociale : d’un sujet exécutant, obéissant on vise des citoyens responsabilisés, actifs dans la société.

     C’est quoi un atelier ?

    Expression des enseignants : « on va faire ateliers », sans que les élèves soient capables de dire la nature, le sens et les enjeux de la tache à y effectuer.

    Aujourd’hui, les ateliers sont perçus soit :

    - comme une activité,

    - comme une plage de l’emploi du temps,

    - comme un mode de répartition des enfants.

     

    Les dérives

    Des dérives sont apparues :

       Confusion entre diversification et émiettement d’activités juxtaposées : pas de cohérence globale, perte du groupe de vie.

       Routines qui figent les modalités en rituels appauvris et ayant perdu leur sens .

       Appauvrissement des stimulations, activités formelles ; aggravation par l’invasion des fiches photocopiées.

       Enfants trop livrés à eux-mêmes ou réduits à n’être que des exécutants de consignes.

       Trop grand laisser faire : perte de repères sociaux

       Trop grande rigidité des ateliers : perte de créativité

       Ateliers ne fonctionnant plus comme un moyen de différenciation, mais comme un simple éclatement d’une activité commune, homogène, en petits groupes : rotation des élèves. 

     

    Définition

     Un atelier auquel on peut assigner plusieurs fonctions se définit tour à tour comme :

     

    1)1)  Un lieu évolutif, centre de ressources

     (Rangement pensé, catégorisé, étiqueté, de ressources de même nature)

                L'enfant y trouve tout ce qu'il faut du simple au complexe, pour réaliser une tâche entrevue et se donner le choix des moyens de sa réalisation. Il peut produire, tatonner, s’entrainer, réinvestir,…

                                      

    L'équipement est un paramètre permanent ; les intentions (laisser faire ; faire faire ; regarder faire ; évaluer plus finement) sont variables.

     

    L'atelier se marque dans la classe par une délimitation spatiale et une organisation matérielle.

     2) Un mode de regroupement d'élèves autour d'une activité précise au service d'un projet.

     3) Une organisation des activités en fonction d'objectifs assignés.

     

    Dans tous les cas, l'atelier doit être un moyen au service des apprentissages (tout projet mobilisant peut finaliser ces apprentissages). C'est la vie de la classe qui induit le besoin ou la nécessité d'y recourir.

     L'atelier n'est pas une fin en soi, on "ne fait pas atelier ". Ainsi on se répartit dans les ateliers pour mettre en œuvre des savoir-faire ou (pour les construire) et pour une fin bien repérée.

     

    Ce que l’atelier ne doit pas être :

        Des enfants assis les uns à côté des autres

       Des enfants qui reçoivent un modèle en suivant les consignes très précises données par L’enseignant

       Une coquille vide, un regroupement ritualisé et monotone

       Un manège d’activités répétitives et convenues

       Des activités identiques de la petite section à la grande section

       Mêmes activités pour chacun des groupes avec passage obligé sur un temps donné.

     

    Par exemple on pourrait trouver les ateliers suivants :

                 Ø Dessin (des éléments du récit que l'on vient d'entendre)

                Ø Graphisme (décorer la couverture du livre qu'on est en train d'écrire)

                Ø Exercices d'entraînement graphique (apprendre à écrire son prénom en cursive sur du                      papier ligné)

                Ø Écriture (recopier dans le cahier de vie le titre du livre emprunté à la bibliothèque)

                Ø Jeux de lecture (exercer sa mémoire visuelle)

              Ø Mathématique (mesure de bandelettes à découper pour tressage ou tissage devant servir      de sets de table pour le goûter d'anniversaire).


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