• Ateliers (2)

    Rôle de l’enseignant dans la mise en œuvre

     L’enseignant profite de ces ateliers pour y observer les enfants agissant. Il peut donc adapter les aides nécessaires à la réflexion et à la réalisation (médiation, différenciation et évaluation immédiates en situation).

    Élucider ses intentions et agir sur un certain nombre de paramètres.

     Savoir ce que l'on vise, donc :

    Avoir en tête les Instructions officielles, les compétences attendues, les besoins divers des enfants qui deviennent des objectifs, et penser à :

     Organiser l'environnement pédagogique :

                            ÄInstaller un milieu sollicitant, riche d'expériences, (ressources - moyens outils -                         supports - matériel)

                            ÄTrouver des raisons de faire faire pour donner du sens à ce que l'on apprend

                             (projets, contrats, exercices, évaluations, remédiations)

                            ÄÉquiper l'atelier différemment, selon les buts qu'on lui assigne.

     Accompagner les apprentissages :

                             Accrocher du langage d'explicitation, permettre à l'enfant de se dire (ce qu'il va y faire et comment, entrevoir le "produit" fini).

                             Préciser ce qui sera mesuré, évalué.

                             Aider à raisonner, réfléchir pour réaliser, accompagner l'action, la production (étayer, différencier)

                                      -clarification de la tâche

                                       - explicitation de la consigne

    -« médiations » : parler sur la tâche avec l'enfant, raisonner tout haut, jeter les ponts entre les éléments à relier.

     

     Evaluer :

                          Parler sur la tâche réalisée, la comparer à ce qui était prescrit, pour positiver les réussites et les mettre en mots. (évaluation faite avec l'enfant sur les critères annoncés).

                         Tous ces paramètres sont objet de régulations incessantes dès lors que l'habitude d'élucidation s'installe. (Savoir ce qu'on veut faire apprendre ; pour quoi et comment ; est-ce que ça marche ? si oui, pourquoi ; si non, quoi modifier)

     

    Les interventions de l’enseignant

     En amont :

    -Présenter  chacun des ateliers

    -Veiller à ce que les ateliers soient toujours propres, au complet, bien rangés.

    -Juste avant le début des ateliers : agir sur l’ordre dans lequel les élèves vont choisir un à un leur  atelier, pour faire en sorte que  ce ne soit pas toujours les mêmes qui aient tous les choix possibles, pour amener les élèves à choisir parmi ceux qui restent et ainsi permettre à ceux qui   auraient tendance à prendre toujours le même atelier à aller vers d’autres, incitant au respect des autres, de la règle, voire à la gestion de la frustration  …cf.passation des consignes

     

    L'inscription à ces ateliers peut se faire selon trois choix :

    ð Décider pour ses besoins propres d'entrer dans une tâche ou de la poursuivre.

    ð Répondre à une demande de L’enseignant (besoins révélés par l'évaluation, ou sur invitation à participer à une tâche commune)

     ð S'inscrire dans la réalisation d'une tâche commune

     

    Pendant les ateliers :

    -     Observer, prendre des notes, des photos.

    -    Echanger- relancer- accompagner individuellement les élèves. 

    -    Guider un élève vers un atelier plus à sa portée en cas de non réussite.

    -    Refaire les gestes devant l’enfant en cas de non réussite ou pour qu’il puisse aller le ranger  correctement.

    -    Rappeler   et      faire   respecter,   si   nécessaire,   les   règles   de   base,   le   cadre   du fonctionnement des ateliers.

     

     Après :

    -    Veiller à que les ateliers soient bien rangés.

    -    Conduire un temps du bilan pour dire ce que un ou plusieurs ont fait, découvert, appris, la façon dont ils s’y  sont pris,  regarder et commenter une réalisation.

    -    Apporter les mots justes.

     

    Une fois que l’atelier a été manipulé par tous les enfants, on peut réaliser un bilan, mais pas nécessairement de manière systématique.

    L’enfant présente et explique l’atelier : mise en mots des savoir faire , des stratégies, …

    Chez les petits, un enfant montre, les autres disent. L’enseignante reformule avec les mots justes. Chez les moyens l’enfant peut montrer puis expliquer (langage en situation).

    Chez les grands, l’enfant nomme l’atelier et explique, sans faire, ni montrer (langage d’évocation).

     

    La passation des consignes

    Plusieurs dispositifs de passation de consignes sont possibles :

     - L’activité est déjà connue des enfants, il n’est pas utile de donner de consignes. L’enseignant se contente de passer dans l’atelier au bout de quelques minutes pour voir si les enfants sont rentrés dans la tâche, pour leur faire expliciter ce qu’ils ont compris de l’activité en cours et ainsi vérifier qu’il n’y a pas un problème de consigne.

     - Un enfant du groupe, qui a fait l’activité précédemment ou à qui la consigne a été explicitée, donne la consigne à ses camarades et devient ainsi « responsable de la consigne » et personne ressource du groupe.

     - En début de temps d’atelier, l’enseignant passe quelques minutes avec le groupe pour donner la consigne (il faut donc éviter que cette procédure concerne plusieurs groupes ; le temps d’attente serait alors trop long). L’écoute des élèves sera d’autant plus active qu’elle se situe à la suite de questions qu’ils se seront posées

     - Préalablement au temps d’atelier, un temps de regroupement collectif peut permettre à l’ensemble des élèves de parler et d’échanger autour de l’activité. C’est l’occasion de la recontextualiser, de spécifier les critères de réalisation et de réussite, de faire référence aux situations d’apprentissage menés précédemment et ou à des situations qui ont nécessité de mettre en œuvre des procédures similaires,  d’envisager les étapes et le déroulement possible, de fixer ou de rappeler le cadre et les règles de fonctionnement… Il est alors intéressant de  garder des traces écrites de cet échange lorsqu’elles peuvent servir de référence aux élèves (là encore, il faut donc éviter que cette procédure concerne plusieurs ateliers)

     

    - Le planning atelier :

    Un outil qui aide à l’organisation des ateliers et qui implique les élèves  (élève actif car coopère).

     

    Pour l’enseignant :

    Le tableau d’inscription aux ateliers : un outil pédagogique pour favoriser les apprentissages,  l’implication et la responsabilisation des enfants dans l’organisation de la classe en ateliers.

     

    Pour l’enfant :  visualiser – anticiper – organiser – analyser.

     

    L’autonomie

     Un atelier autonome, c’est un atelier dans lequel l’élève est en capacité de réaliser une tâche, définie par une consigne précise, sans accompagnement.

     Cette tâche est spécifique ; elle vise à entraîner ou réinvestir une compétence, un savoir faire qui a déjà été travaillé en ateliers dirigés ou collectivement.

     L’élève doit pouvoir dire ce qu’il doit faire, pourquoi il doit le faire et il a les ressources pour savoir comment il doit le faire. Pour cela, il doit avoir accès  aux outils et aux aides, gages de son autonomie.

    L’explicitation du contrat didactique avec l’enfant conditionne en effet son engagement dans la tâche.

     

    L’activité trouvera sa justification parce qu’elle :

    ·         présente un caractère fonctionnel évident ou qu’elle est au service de la réalisation d’un projet identifié (ex : il faut découper des formes de différentes couleurs pour ensuite les agencer dans une réalisation plastique, il faut trier les lettres du Légo-dacta pour ensuite pouvoir les retrouver facilement lors de la composition d’un texte,…)

     

    ·         correspond à un besoin d’entrainement repéré et reconnu par l’enfant (à l’aide de l’adulte) suite à une « évaluation », une « auto-évaluation » ou à l’analyse d’erreurs récurrentes

     

     ·         présente une dimension ludique et invite au jeu et à la coopération

     

    Avant d’être proposé en  autonomie, un atelier sera découvert et explicité collectivement ou en groupe et/ou sera proposé en atelier accompagné de façon à ce que les enfants se familiarisent avec le matériel, la consigne, les aides, les traces.

     

    Références

     Différencier sa pédagogie à l'école maternelle de Sophie Briquet-Duhazé, NATHAN

    Travailler en ateliers à l'école maternelle de Sophie Briquet-Duhazé et Fabienne Quibel-Périnelle, NATHAN

    http://webtv.ac-versailles.fr/ 

    tapez « maternelle » dans la case « rechercher » : il y a deux vidéos sur les ateliers individuels de manipulation en PS et GS.

    Document CPC Isère (F Maiaux, F Mirgalet, P. Perrin)

    Travailler en Ateliers (Nathan)

    Documents Mission Maternelle 76


  • Commentaires

    1
    Dimanche 22 Septembre 2013 à 11:53

    Merci pour tous ces rappels et précisions qui vont m'être fort utiles !

    J'aime beaucoup ce site, même si je suis en cycle 3 .

    Hélène, maîtresse 76

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