• Graphisme/Ecriture (1)

    première partie

    Les trois types d’activités graphiques 

    Pour ne pas les confondre et entrer rapidement dans la préparation à l’écriture il faut différencier ces trois types d’activités auprès des enfants et être clair et au clair avec ce qu’on demande :

     1/ Celles qui correspondent au code : la préparation à l’écriture puis l’écriture, 

    Exemple : apprentissage du rond , la peinture à doigt seulement si pr faire de petits traits verticaux 

     2/ celles qui ne répondent pas au code mais à des consignes données par l’enseignant (essentiellement dans un but décoratif) : nous les appelerons « graphisme » 

    Exemple : lignes brisées dans les ovales des œufs de Pâques 

     

    3/ celles qui ne répondent ni au code, ni à des exigences de mise en forme et de mise en page : ce sont les dessins libres. 

    Exemple : bonhomme 

    Autre exemple : la fumée qui s’échappe de la cheminée en faisant des boucles est du registre de la préparation à l’écriture quand elle tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et qu’elle va de la gauche vers la droite. 

     Marie-Thérèse Zerbato-Poudou associe ces deux thèses :  

    - l’élève doit écrire en laissant une trace  

    - l’élève doit comprendre le code  

    On peut passer sans problème de la capitale à la cursive (qui est uniquement un choix culturel français).
    Oui, mais comment ? 
    Il faut être raisonnable :  

    - ne pas faire d’écriture à 2 ans, à 3 ans  

    - ne pas mélanger les genres : le graphisme ne sert pas à mettre en place l’écriture  

    Mais, il faut faire du graphisme : pourquoi ? comment ?  Le graphisme sert à mettre en place le geste et les formes de l’écriture cursive. 

     On peut dire que dessin et écriture sont des mouvements organisés en vue de réaliser des formes porteuses de contenu qui se différencient par étapes  

     

    l’automatisation  

    C’est là que se situe la différence entre dessin et écriture, automatiser un acte c’est le rendre involontaire. L’écriture s’automatise progressivement (on ne pense plus à décomposer ts les mouvements nécessaires à la formation d’une lettre ou d’un mot). C’est le plus souvent sous la forme cursive que s’opère l’automatisation. Au contraire le dessin ne s’automatise pas et n’a pas généralement de signes codifiés. 

    Pour parler de l’automatisation de l’écriture il faut se référer à la genèse de l’acte graphique, en gardant à l’esprit que l’écriture est à peu près au point vers 11ans et continue à s’automatiser et se personnaliser jusqu’à 17 ans. 

     

    l’espace graphique  

    C’est le plan dans lequel s’inscrivent les tracés. Le dessin utilise toutes les directions de l’espace graphique. L’écriture utilise une direction privilégiée, l’écriture sélectionne des possibilités de réalisations de tracés et nécessite une spécialisation dans l’acquisition de ces tracés (acquisition du mouvement et apprentissage des signes) 

    la signification  :elle est inhérente au signe dans l’écriture, c’est une signification objective, dans le dessin, elle dépend de l’interprétation du sujet. 

    Les exercices graphiques

    Ils servent à maîtriser le geste qui est à l’origine d’une forme et à éduquer le regard (regarder le modèle). 

    Exemple :  

    Elodie sait dessiner une maison et un bonhomme tout en boucles.  Elodie ne sait pas écrire son prénom en cursive.  

    Or, elle maîtrise les deux mouvements fondamentaux nécessaires à l’écriture cursive : la translation et la rotation. 

    Elle ne sait pas tracer les 2 boucles qui se suivent dans son prénom alors qu’elle sait très bien dessiner des boucles ; elle ne  transfère pas. 

     Etre vigilant sur les supports de graphisme que l’on peut trouver dans le commerce, sur le net… 

    Graphisme (1)

     

     

     

     

     

     

    Zigzags réguliers incitant à déplacer le bras de haut en bas au lieu de bouger les doigts 

    Incite aussi à faire des lettres de dimension inégale 

    Graphisme (1)

     

     

     

     

     

     

     

    -ponts de hauteur diff  

    Écriture de dimension inégale, et incite à arrêter m, n, p, h droit sur la ligne. 

    -l’attaque d’en haut et finale en haut, ce qui est contraire à l’attaque et à la finale des mots de notre écriture. 

     

    La latéralité

    Plus de droitiers que de gauchers. 

    Le repérage de la droite: 

    Pour aider l’enfant à fixer sa latéralité et à se situer dans l’espace, il faut lui apprendre à reconnaître sa droite.  

    Concrètement : 

    Inviter les enfants à observer leurs mains à travers toutes sortes de jeux et comptines. 

    Faire coller une photo de leur main (une G et une D) sans nommer mais en voyant les différences. 

    L’apprentissage de la latéralité doit être ritualisé: toujours au même endroit, jusqu’à la fin de l’apprentissage. 

    Ex: coin regroupement. Leur faire regarder une image à leur droite au mur. Exemple: image pouvant rester fixe à forte valeur affective. Un héros.  

    Puis jeux du type « Où est…? » « il est là… ».  

    - Les enfants montrent « de la main qui est du côté du mur », tous les enfants étant assis dans le même sens. La maîtresse ne montre pas (risque d’inversion, ou risque de tourner le dos aux élèves). («sans croiser le bras devant le corps »!) 

    Geste nécessaire à l’encodage kinesthésique. 

    Nécessité de répéter cet exercice plusieurs jours afin d’installer un automatisme.  

    Puis nouvelle info: «  Où est…? », « Il est là, il est à droite ». On continuera pendant quelquess jours. 

    Puis quand c’est intégré : » la main qui montre ….qui est à droite, c’est la main droite ». 

    Il faudra consolider (une dizaine de jours) puis la dénomination de la main gauche se fera. 

    Tous les réinvestissements seront alors possibles: en classe, en salle de motricité, etc. 

     

    Comment connaître la latéralité d’un enfant ?  

    Mise en place d’un test (test de latéralité de D. Dumont)

     

     Les gauchers

    Le seul obstacle pour les gauchers est qu’il va du distal au proximal, à l’inverse du droitier. 

    L’apprentissage de l’écriture pour les gauchers est le même que pour les droitiers mis à part le fait qu’il faut veiller : 

    A incliner leur feuille vers la droite 

    A ne pas asseoir un gaucher à la droite 

    - incliner la feuille vers la droite => évitera de mettre le modèle à droite qui pourrait « embrouiller les repères ».

     

     

    Références Bibliographiques :

    - « le geste d’écriture – méthode d’apprentissage cycle 1 cycle 2 », Danièle Dumont-Hatier Pédagogie

    - Différents écrits de M.T. Zerbato Poudou

    - Thèse de L. Lurçat.


  • Commentaires

    1
    sol5
    Mercredi 23 Octobre 2013 à 15:36

    Bonjour,
    Je suis tombée sur ton site par hasard (comme d'habitude...) et je suis ravie de ce que je lis, notamment sur l'écriture. J'utilise D. Dumont depuis 9 ans (GS, classe maternelle, classe à 2ble niveau et 4 niveaux cette année). Par contre le lien vers la page 3 de ton article Graphisme/écriture ne fonctionne pas.

    J'ai bien aimé aussi ton cahier d'autonomie et je vais continuer à me balader sur ton site...

    Merci

    Sol

    2
    Jeudi 24 Octobre 2013 à 09:08

    Merci

    bonne lecture

    j'ai refait "graphisme (3(", il avait effectivement disparu, merci !!

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