• Réflexions

    Réflexions théoriques :


    A LIRE: La construction de l'« autonomie » à l'école primaire : entre savoirs et pouvoirs In: Revue française de pédagogie. Volume 135, 2001. pp. 151-161.
    B Lahire

    L'acte autonome obéit à plusieurs critères :

    - présence d'un désir ou d'une nécessité
    - analyse de la situation , choix de la stratégie la plus efficace, la plus économique
    - passage à l'acte sans aide extérieure
    - réussite du projet


    * Sur l’autonomie :

    - Les temps d’autonomie sont des temps de renforcement des apprentissages. Les élèves ont besoin de multiplier les expériences de manipulation, de confrontation à une notion avant de l’intégrer, temps qui peuvent se faire en grand groupe, en petits groupes et en individuel.

    - Certains points du programme sont à limiter / éviter / surveiller :

    ''- le graphisme ou l’écriture (car besoin de la présence de l’adulte pour surveiller), mais des activités de préparation à l’écriture, de gestion de l’espace graphique y   auront leur place (alignement d’objets, etc)
    - la phonologie : certaines activités nécessitent une verbalisation, une présence de l’adulte pour valider ou non. Donc bien choisir les activités proposées.''

    - Nécessité d’une organisation pensée et rigoureuse.

    - Importance de mettre en place étape par étape.



    * Sur la mise en place d’un cahier

    - la nécessaire implication de toute l’équipe (continuité, partage, efficacité)

    - l’importance du choix des outils et de la mutualisation pour éviter la surcharge de travail

    - Intérêt de centraliser dans un cahier pour éviter la dispersion, pour jouer sur l’autonomie non seulement du contenu mais aussi de sa mise en œuvre (méthodologie pour apprendre à s’en servir, à le gérer seul).

    - Importance d’utiliser des supports permettant une réelle progression dans les apprentissages.

    -L'articulation avec les autres apprentissages et les différents temps de classe (regroupements, rituels, ateliers).




    __Difficultés__

    La mise en place d’un cahier peut poser quelques difficultés. Si on les anticipe en amont, la mise en œuvre n’en sera que facilité.

    En effet :
    - Le travail de validation des activités  sollicite fortement l’adulte. Il faut en effet passer voir les élèves un à  un pour corriger. L’ATSEM peut être une aide précieuse. Pour y palier, le travail sur le cahier peut donc permettre à un moment une auto-correction.

    - Il faut de la place pour installer , ranger le matériel, et cela peut demander une réorganisation matérielle de la classe.

    - Il faut gérer le groupe : les élèves circulent dans la classe, peuvent bavarder mais c’est souvent aussi des échanges constructifs car même en ciblant un travail individuel, des échanges se créent.

    - Il est difficile de bien cibler : la progression doit être finement pensée : mettre l’élève en réussite au début, donc être très accessible mais par la suite devenir de plus en plus « résistante » pour mettre en situation d’apprentissage réel.

    - la gestion des élèves: certains sont plus lents, moins attentifs : il faut les stimuler. Toutefois l’expérience montre que cela progresse rapidement. D’autres sont déstabilisés car ils ont besoin de la présence de l’adulte. Mais ce travail de distanciation fait justement partie de l’apprentissage de l’autonomie et se construira progressivement.


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